Une ville d’Alès, durable, agréable, pleine de qualités, a été décrite par M le Maire. 

Si nous pouvons partager certains constats, apprécier une ville à taille humaine
avec une belle rivière et une proposition culturelle intéressante,
nous  avons eu parfois le sentiment de vivre dans une autre ville
que celle présentée par M Rivenq lors du conseil municipal du 22 juin. 

M le Maire a exprimé beaucoup de satisfactions, rappelant l’état de la ville et du budget
quand cette équipe est arrivée en 1995.

Concernant le budget, pas d’augmentations d’impôts depuis 1998, des dépenses
très maîtrisées, des subventions et services publics maintenus.
Alès est “une des villes les mieux gérées de France”,
avec un solde positif d’environ 10 millions d’euros pour 2025.

Les repas des cantines scolaires sont tout de même augmentés de 10 cts,
à 4,55 €.

65000 € seront consacrés à l’augmentation des caméras de surveillance.

Concernant la sécurité, Alès est très bien positionnée parmi les villes de la même taille,
toujours selon M. Rivenq. 

Les dons aux associations ont été détaillés, de 500 € pour le vélo-club à 125 000 €
pour l’Olympique Alès Cévennes, concernant le sport par exemple. 

Des explications ont été données avec condescendance et un certain mépris
pour les arguments des mécontents.

Alès serait proche d’obtenir une 4° Fleur, grâce à la qualité de ses espaces verts
et de son eau, et est labellisée Fleur d’Or.
Ville championne du fleurissement et du développement durable,
là aussi une des meilleures de France annonce fièrement le maire.

Rien n’est dit sur les difficultés de centre-ville et des quartiers, les problèmes de voirie
dans de nombreuses rues, ni sur l’adaptation aux fortes chaleurs.

Il a fallu qu’un élu RN pose la question en toute fin de séance sur un éventuel plan canicule :
système d’appels pour les personnes en difficultés,
point fraîcheur pour les écoles, stocks d’eau… sont annoncés.

RN qui jusque très récemment se moquait des écologistes et du GIEC, niait le problème
du climat, et qui réclame à présent la clim partout.

Nous vivons sans doute dans une autre ville où le centre-ville paraît à l’abandon,
où des places sont couvertes de revêtement imperméable et chaud,
où les cyclistes ne trouvent pas leur place, dans une ville qui n’est pas préparée
au réchauffement climatique de plus en plus présent, bien qu’il soit annoncé depuis
des années.
Le désendettement et un solde positif, c’est bien, mais les besoins d’amélioration,
par exemple des voiries et de la végétalisation, sont des dépenses indispensables,
ainsi que le maintien du prix des repas des élèves
.