En plein été, la place des Martyrs de la Résistance devient un four.
A 14h, la température au sol dépasse les 45°C !
Un vaste espace minéral, sans ombre, sans fraîcheur, presque sans vie : c’est l’exemple parfait d’un aménagement qui accentue la chaleur urbaine et réduit les usages. Qui appauvrit la biodiversité, faute de végétation et de sols vivants.
Des villes ont déjà engagé des transformations ambitieuses pour rendre leurs espaces publics plus respirables et plus vivants.
Végétalisation de la place des Martyrs de la Résistance
Dans le cadre de notre réflexion sur la végétalisation urbaine, engagée à la suite d’un constat de carences significatives, nous proposons une piste de réponse face aux fortes chaleurs observées sur la place des Martyrs.
La problématique de cette place tient au fait qu’elle a été aménagée au-dessus d’un parking souterrain et que, lors de la construction de cet ensemble, aucune fosse n’a été prévue pour permettre l’implantation d’arbres.
Cette grande place est surtout utilisée pour quelques rassemblements festifs. Ceux-ci pourraient être organisés soit au parc du Bosquet, soit aux arènes du Tempéras, équipements dont la Ville d’Alès est propriétaire. Le parc du Bosquet constitue un espace public aménagé, tandis que les Arènes peuvent accueillir des spectacles et manifestations musicales dans un cadre plus adapté.
Dans une logique de végétalisation verticale, il est proposé de créer un cheminement structuré par des portiques et des treillages métalliques, dimensionnés pour supporter le développement de végétaux grimpants à feuilles caduques (Parthenocissus tricuspidata vigne-vierge de Boston ou vigne vierge du Japon, la vigne-vierge à trois pointes est une espèce de plantes de la famille de la vigne. Elle est originaire d’Asie orientale et cultivée très largement comme plante grimpante ornementale pour son feuillage qui vire au rouge écarlate à l’automne). L’ensemble formerait un dispositif continu de parois et de couverture végétalisées, assurant à la fois ombrage, réduction de l’îlot de chaleur et amélioration du confort thermique des usagers.
Compte tenu de la présence d’un parking souterrain, les structures seraient conçues de manière indépendante, avec des ancrages adaptés aux contraintes de portance de la dalle. Le développement végétal pourrait être complété par des bacs hors-sol ou des systèmes de culture intégrés, intégrant un dispositif d’irrigation maîtrisée.

Ce cheminement relierait le quai Boissier de Sauvages à la rue Albert 1er, constituant un axe ombragé et paysager continu.
Des passages transversaux seraient aménagés le long de cet axe afin de garantir les liaisons et la circulation perpendiculaire.
Par ailleurs, afin de réduire les surfaces en béton désactivé, des zones de végétalisation seraient créées sous forme de bacs adaptés, accueillant des plantations diversifiées (graminées, vivaces, arbustes), intégrant la aussi un dispositif d’irrigation maîtrisée.

Image réalisée avec IA
PLAN :
