Les avis d’imposition reçus par les Alésiens à la rentrée annoncent une augmentation de la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères) : + 11% cette année. Depuis 2021, en cinq ans donc, elle a bondi de 43 %, hausse présentée comme inéluctable par la municipalité.

La situation alésienne se distingue pourtant de celle de collectivités voisines, comme Nîmes métropole qui a engagé une baisse de sa TEOM. Comment expliquer un tel écart ?

Pour Alès Commun, la réponse ne doit pas être recherchée du côté des habitants dont le tri progresse, mais dans les choix techniques et contractuels désastreux effectués il y a une quinzaine.

Une hausse très forte et un écart avec Nîmes

1) L’usine de tri-compostage Néoval (Salindres)


2) Cévennes Déchets (emballages, encombrants)


(par ex : Angers Métropole a créé une cuisine centrale avec 18 000 contenants réutilisables en circulation)

par ex : Besançon, ramassage mobile des biodéchets en ville, avec vélo :


→ Tarification incitative = payer selon la quantité de déchets résiduels produits.
(bac pucés)

Une solution efficace, équitable et déjà prévue par la loi.

L’innovation doit remplacer les choix techniques dépassés.

L’alternative enfouissement / incinération  n’est pas acceptable d’un point de vue écologique.

L’enfouissement entraine une pollution importante des sols et des eaux, l’incinération de l’air avec des émissions toxiques (dioxines, métaux lourds, PFAS) et la production de mâchefers.

– la pire solution est l’enfouissement, actuellement utilisée par Alès.

– l’incinération avec récupération de la chaleur est la moins mauvaise solution.

Attention aux incinérateurs présentés comme de « l’énergie verte » alors que les OMR, composées en grande partie d’eau et de plastique, brûlent mal et verrouillent les collectivités dans des contrats de plusieurs décennies exigeant un gisement garanti de déchets – ce qui décourage la prévention et la réduction.