Notre sondage repose sur près de 250 réponses réparties entre 4 publics :  

– 58% d’Alésiens concernés par le sujet, 
– 28% d’usagers du marché,
– des forains et commerçants du centre-ville (respectivement 18 et 15).

Les effectifs des forains et commerçants sont naturellement plus faibles, mais leurs réponses présentent une forte homogénéité, ce qui permet d’identifier des tendances significatives.

L’ensemble des résultats met en évidence un constat de dégradation
depuis le déplacement du marché.

✔ Les usagers, pour près de la moitié d’entre eux, déclarent fréquenter le marché de temps en temps, et près de 30% très régulièrement. Ils associent le marché à une ambiance conviviale, au choix et aux bonnes affaires. 

80 % constatent une diminution de la fréquentation depuis son déplacement et 93 % expriment une préférence pour une localisation en centre‑ville.
Les retours qualitatifs confirment une nostalgie du marché à la journée et de son implantation en cœur de ville.

✔ Les forains déclarent, pour 93% d’entre eux, une baisse de leurs ventes (pour 55% une baisse très marquée) et pour 75% un changement de l’ambiance du marché.
Certains reconnaissent des aspects pratiques positifs du site actuel (accès facilité pour les camions, espace abrité), mais le mécontentement est globalement unanime et ils expriment majoritairement un souhait de retour en centre‑ville (pour les 3/4).

Ils soulignent que les personnes âgées ne viennent plus, que peu de stands déballent certains jours, et que le manque de nettoyage du site est problématique. Ils expriment le souhait de regrouper l’alimentaire et le non‑alimentaire, de retrouver un marché à la journée, et pour certains de changer le jour (samedi).
Ils insistent sur la nécessité d’une bonne entente avec les commerçants sédentaires.

✔ Les commerçants de centre-ville interrogés constatent tous un changement de la fréquentation depuis le déplacement du marché forain.
83% estiment qu’un retour en centre-ville serait positif pour leur activité.

Le lundi ne constitue pas, pour eux, un frein particulier.

✔ Les Alésiens qui ne fréquentent pas le marché, mais se sentent concernés considèrent pour les ¾ qu’un marché forain a un impact important sur l’animation d’un centre-ville et que le parking du Gardon n’est pas adapté. 
Ils attendent principalement d’un marché la dynamisation du centre-ville (85%) et le soutien au commerce local (66%). 

Les résultats montrent une convergence nette entre les différents publics :

– le marché est perçu comme un élément structurant de l’animation du centre‑ville
– son déplacement a entraîné une baisse de fréquentation, de ventes ou d’attractivité
– une préférence majoritaire s’exprime pour un retour en centre‑ville, avec des niveaux d’adhésion très élevés (entre 75 et 93%).

Si le souhait d’un retour du marché en centre-ville est largement partagé, les publics expriment des attentes spécifiques qui éclairent différemment la question.

– Les usagers et usagères du marché mettent surtout en avant des critères liés à l’expérience de visite : l’accessibilité, le confort de circulation, l’ambiance et l’importance d’un emplacement agréable. 

– Les forains et foraines mettent l’accent sur les aspects opérationnels et professionnels : l’organisation des stands, la place disponible, la cohérence alimentaire / non‑alimentaire, le choix du jour, la qualité de l’accueil (propreté, installation). Ils souhaitent un marché mieux organisé, plus attractif et mieux adapté à leur activité.

– Les commerçants et commerçantes du centre-ville expriment une vigilance sur la compatibilité entre marché et commerce sédentaire : la qualité des stands, des horaires cohérents, la propreté, le stationnement et un emplacement structurant pour le cœur de ville. Pour eux, le marché doit renforcer l’activité commerciale et contribuer à l’attractivité du centre‑ville.

– Les Alésiens et Alésiennes concernées convergent sur les effets urbains : l’animation du centre, l’image de la ville, le lien avec le commerce local et l’impact sur le quotidien des riverains (bruit, flux, stationnement).

Ces nuances ne remettent pas en cause la tendance globale : elles permettent de mieux comprendre les points de vigilance et les attentes spécifiques à prendre en compte pour une éventuelle réorganisation du marché.

La confirmation d’une préférence très largement majoritaire pour un retour du marché en centre‑ville permet d’engager la 2e phase de notre démarche. Cette nouvelle étape a pour objet d’explorer concrètement ce qui est possible ou non, en tenant compte des réalités du centre‑ville et des besoins exprimés par les acteurs concernés.

Elle va consister à :
– examiner les implantations envisageables et celles qui ne le sont pas, en fonction des espaces disponibles et de leur compatibilité avec un marché forain ;
– analyser les contraintes urbaines (flux, accès, stationnement, sécurité, place nécessaire pour les stands) ;
– vérifier la compatibilité entre marché forain et redynamisation du centre‑ville, notamment en lien avec les commerces sédentaires ;
– poursuivre les échanges avec les acteurs : commerçants, forains, usagers et riverains, afin d’affiner les besoins et les contraintes ;
– explorer la question du lundi, qui reste ouverte et doit être évaluée sans présupposé, en tenant compte des habitudes, de l’attractivité et des enjeux commerciaux.

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