Le compostage :

c’est la décomposition naturelle des déchets organiques par des micro-organismes (bactéries et champignons) et d’autres organismes visibles (essentiellement collemboles et vers de terre) présents dans le sol, en présence d’eau et d’air. 

Le compostage transforme les biodéchets (restes alimentaires, déchets de jardin…) en matière organique valorisable en tant qu’engrais naturel, plutôt que de les transporter pour les traiter par enfouissement ou incinération, ce qui coûte de plus en plus cher. En effet, ces biodéchets sont lourds à transporter (prix à la tonne), de plus le traitement par incinération ou enfouissement est fortement émetteur de polluants et gaz à effet de serre. Alors que le compost est très utile pour la fertilisation locale de nos jardins, parcs et cultures.  

Les collectivités qui ont mis en place des dispositifs de compostage de proximité ont pu réduire les volumes à traiter de 25 à 30 %.

Exemple d’agglos de taille équivalente :

Que peut faire une agglomération ?

 – accompagner les habitants vers des pratiques plus sobres et vertueuses pour limiter les déchets,

– organiser des formations / ateliers sur le compostage,

– distribuer des composteurs individuels, installer des composteurs publics dans tous les quartiers,

– collecter les « bio-seaux » ou sacs biodégradables avec des mobilités douces (vélos cargos),

– encourager les entreprises à valoriser leurs biodéchets,…

 A Alès, le premier composteur collectif a été inauguré en juin 2025 dans la Grand‑rue Jean‑Moulin. Puis une vingtaine de composteurs collectifs ont été installés.
Les 33 déchèteries permettent d’apporter les déchets verts de jardin.
L’agglo vend des éco‑composteurs individuels aux foyers (coût de 20 € au lieu de 60).    
Peut mieux faire… 

Faire son propre compost,
quand on dispose d’un jardin ou d’un balcon,
c’est réduire ses déchets d’environ 40 kg par an et par personne.

Avec un grand jardin, on peut se contenter de faire un tas où l’on apporte les épluchures et déchets alimentaires, avec des déchets secs (un peu de carton, brindilles, feuilles sèches), que l’on remue pour aérer de temps en temps (éviter de mettre trop de protéines).

Par ailleurs, le compostage sera d’autant plus efficace si vous y apportez des déchets bios qui n’ont pas d’effet toxique sur les organismes vivants qui élaborent le compost.
On peut répandre ce compost, même partiellement décomposé, sur les cultures du potager, autour des plantes et arbres. C’est un très bon engrais naturel.


On peut aussi, surtout si le jardin est petit, utiliser un composteur posé directement sur le sol.

Sur un balcon, l’idéal est le lombricomposteur, avec des vers, pour une dégradation plus rapide et inodore.