À Alès, des ruisseaux invisibles…
et une ville qui pourrait être plus fraîche.
Beaucoup d’Alésiens l’ignorent : plusieurs ruisseaux traversaient autrefois la ville.
Ils ont été busés, recouverts ou effacés par l’urbanisme.
Le plus connu est le canal des Moulins, une dérivation du Gardon qui alimentait un moulin,
quai Boissier de Sauvages.
Avec eux a disparu une source naturelle de fraîcheur :
un ruisseau à l’air libre, même modeste, rafraîchit l’atmosphère, soutient la végétation et crée des microclimats précieux en période de canicule.
Dans un contexte de réchauffement climatique et de nécessaire adaptation,
les villes doivent retrouver leurs rivières !
Ailleurs, certaines villes – comme Zurich – ont rouvert des cours d’eau enterrés, avec des effets immédiats : rues plus fraîches, biodiversité retrouvée, espaces publics plus vivants.
En France, les villes de Niort, Vichy, Sens, Tarbes, Poitiers, Quimper, …
des travaux ont permis de redonner une place centrale aux cours d’eau.
Et Alès ?
Remettre au jour certains ruisseaux pourrait, ici aussi :
– créer des îlots de fraîcheur face aux canicules
– ramener de la biodiversité
– mieux gérer les eaux de ruissellement
– réduire le risque d’inondation lors des épisodes cévenols
– désengorger les réseaux d’eaux usées, qui débordent trop souvent et ainsi limiter les risques de pollution en cas de fortes pluies
Beaucoup d’avantages donc, même si cela suppose des études de faisabilité
et des investissements importants.
De nombreuses collectivités, villes moyennes ou de plus petite taille, engagent des démarches de renaturation de leurs cours d’eau :
il s’agit de rouvrir à l’air libre un tronçon de rivière, lui redonner une forme sinueuse pour ralentir son écoulement et débitumer les berges, qui redeviennent naturelles.
A l’heure du changement climatique, les cours d’eau sont appelés à se transformer, notamment en milieu urbain, en espaces naturels qui prodiguent de la fraîcheur, mais également en pôles qui améliorent la qualité de vie, avec des fonctions récréative et paysagère.